In french, please!
Lorsque ma maîtresse veut m'emmener faire ma promenade, elle me dit : "Sit down!" juste avant de m'enfier la laisse autour du cou ... eh oui! Je suis un pitou d'origine anglophone qui a émigré dans un milieu francophone... Et je commence à bien me débrouiller! Je comprends entre autres : Grizoune, Minet, pipi, dehors, va chercher, vient et... eh bien oui, assis! Ma maîtresse m'a bien averti : "je ne te parlerai pas anglais bien longtemps! Tu n'es pas obligé d'apprendre le chat (fiou! me suis-je dit), mais tu apprendras le français, foi de Nathalie!"
J'apprends donc rapidement, et ce, avec plaisir. Malheureusement, ce n'est pas le cas pour les congénères de ma maîtresse adorée. Elle m'a appris ce matin que plus de 11 000 personnes travaillent à Montréal sans avoir de connaissances fonctionnelles suffisantes du français. Imaginez! On ne demande pas à ces travailleur de parler couramment français! On leur demande seulement d'avoir des connaissances fonctionnelles! Wouf! On lui aurait dit également qu'une personne unilingue anglophone a toujours en 2008 plus de facilité à se faire embaucher qu'une personne unilingue francophone. Wouf! Wouf! Mais il y a bien pire : elle m'a appris que six québécois sur dix répondent en anglais dans un commerce lorsqu'on s'adresse à eux dans la langue de Shakespeare. Wouf! Wouf! Wouf!
Et moi qui croyais que c'était les pitous qui devaient être dominés! Quoi? Les francophones aussi? Vous m'en direz tant!
Dire que la Loi 101 a maintenant plus de 30 ans...
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